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Assurance vie : nouveaux supports orientés climat, une révolution verte
L’univers de l’assurance vie connaît un véritable bouleversement sous l’impulsion des exigences croissantes liées à la transition écologique et au nouveau cadre réglementaire européen. Les épargnants voient désormais émerger des supports d’investissement résolument tournés vers le climat, qui conjuguent recherche de rendement, sécurité du capital et impact environnemental concret. Avec la montée en puissance des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) et le développement de la finance durable, ces fonds ouvrent la voie à une gestion patrimoniale engagée dans la décarbonation de l’économie.
Un cadre réglementaire européen ambitieux pour verdir l’assurance vie
Le paysage de l’assurance vie a été profondément transformé par le cadre réglementaire européen. La taxonomie verte européenne définit précisément ce qu’est une activité durable, posant ainsi les bases d’une norme commune à tous les acteurs financiers.
- Le règlement SFDR impose en Europe aux assureurs de classer leurs produits selon leur degré de durabilité, rendant obligatoire la transparence sur leur engagement climatique.
- En France, la loi PACTE de 2019 a marqué un tournant : depuis janvier 2022, chaque contrat d’assurance vie multisupport doit intégrer au moins une unité de compte labellisée ISR, Greenfin ou Finansol. Cette exigence vise à flécher massivement l’épargne privée vers la transition énergétique.
- Plus récemment, la loi Industrie Verte est venue renforcer cette dynamique en imposant la mobilisation de 5 milliards d’euros d’épargne privée chaque année pour financer la décarbonation industrielle.
Ces obligations transforment radicalement l’offre des assureurs et font de l’assurance vie un levier central de la finance durable. Plusieurs acteurs historiques de l’assurance, comme la MAIF, ont commencé à ajuster leur gamme de produits pour répondre à ces nouvelles exigences, reflétant un virage structurel de tout le secteur vers des solutions plus responsables.

L’innovation des fonds euro Article 9 SFDR et la percée du Fonds Euro Objectif Climat
L’arrivée des premiers fonds euro Article 9 SFDR dédiés au climat marque une étape clé. Le Fonds Euro Objectif Climat de Spirica, lancé en avril 2024, incarne cette nouvelle génération de supports. Sa particularité ? Il s’aligne explicitement sur les objectifs climatiques et investit prioritairement dans des actifs verts, tels que les obligations vertes (green bonds) et les infrastructures bas carbone.
Ce fonds se distingue par sa capacité à offrir la stabilité propre aux fonds euros tout en affichant un objectif d’impact mesurable sur le climat, conformément à la classification la plus ambitieuse du règlement SFDR. Le rendement annoncé pour 2024 atteint 3,31 %, positionnant ce support parmi les plus performants du marché traditionnel, tout en remplissant pleinement ses missions environnementales. Pour les investisseurs, c’est la promesse d’un placement sécurisé et utile à la planète.
Green bonds, taxonomie verte et diversification des supports
Les obligations vertes, ou green bonds, prennent une place centrale dans la nouvelle architecture des contrats d’assurance vie axés sur la transition écologique. Ces instruments, émis par des États ou des entreprises engagées, financent exclusivement des projets ayant un impact positif sur le climat : énergies renouvelables, rénovation thermique, transports propres… Leur intégration dans les portefeuilles répond à l’essor des labels ISR et Greenfin, qui garantissent l’exclusion d’actifs incompatibles avec les enjeux climatiques.
La taxonomie verte européenne fournit aux assureurs une grille de sélection rigoureuse pour choisir des supports alignés sur la neutralité carbone. Grâce à elle, la part d’actifs « verts » dans les portefeuilles progresse rapidement, favorisant la traçabilité et la transparence à destination des souscripteurs. Cette évolution offre une diversification accrue, permettant aux épargnants de soutenir activement la transformation de l’économie tout en réduisant leur exposition aux risques liés à la transition énergétique.
Des obligations renforcées par la loi Industrie Verte et le Plan d’épargne avenir climat
Depuis la mise en œuvre de la loi Industrie Verte, les assureurs sont tenus de canaliser plusieurs milliards d’euros vers la décarbonation industrielle. Cela impose l’ajout systématique de nouveaux supports d’investissement spécialisés dans la transition énergétique, donnant une visibilité inédite aux contrats dotés d’une dimension solidaire et climatique. L’assuré devient ainsi acteur à part entière du changement et contribue directement à la mutation écologique du tissu industriel français.
Par ailleurs, le Plan d’épargne Avenir Climat (PEAC), lancé en 2024, cible spécifiquement les jeunes de moins de 21 ans. Ce dispositif propose une large palette de supports alignés sur la transition écologique, avec une fiscalité avantageuse et des modalités de retrait flexibles pour accompagner les grands projets de vie. Le PEAC traduit la volonté des pouvoirs publics de sensibiliser la nouvelle génération à la finance durable et d’ancrer l’épargne climat dans les habitudes dès le plus jeune âge.
Une assurance vie réinventée : performance, écologie et perspectives
La mutation des supports d’assurance vie transforme durablement la stratégie d’investissement des particuliers. Les contrats multisupports permettent désormais d’arbitrer entre fonds euros classiques et supports “climat”, offrant une combinaison inédite de performance financière et de contribution à la transition énergétique. Cet élargissement de l’offre donne à chaque épargnant la possibilité d’adapter son allocation selon ses convictions environnementales et patrimoniales.
À l’avenir, cette dynamique devrait s’amplifier sous l’effet des contraintes extra-financières et de la demande croissante pour la finance durable. De nouveaux supports innovants viendront compléter l’offre actuelle, permettant à chacun de composer un portefeuille sur mesure, centré sur la neutralité carbone. L’assurance vie confirme ainsi sa place de choix comme vecteur incontournable de la transformation écologique et de la finance durable en France.


