Pièce de bitcoin dorée devant un graphique en chandeliers de cours crypto

Top des cryptomonnaies à surveiller cette année

En 2026, la liste des cryptomonnaies à surveiller dépasse le seul Bitcoin. Ethereum consolide sa feuille de route après la mise à jour Fusaka, Solana vient de changer de mécanisme de consensus, XRP a refermé son dossier judiciaire face à la SEC et les stablecoins s’imposent comme la tuyauterie du marché. Ce panorama passe en revue les actifs qui structurent l’année 2026, leurs catalyseurs et leurs fragilités. Il ne constitue pas un conseil en investissement : les crypto-actifs connaissent une forte volatilité et exposent à une perte partielle ou totale du capital.

Les cours des cryptomonnaies à surveiller en octobre / novembre 2026

Le suivi des cours des cryptos au fil des séances donne une photographie du marché et du poids relatif de chaque actif : au 22 octobre 2026, Bitcoin s’échange autour de 84 169 dollars pour une capitalisation proche de 1 690 milliards, soit plus de cinq fois celle d’Ethereum.

Le tableau ci-dessous reprend un instantané pris le 22 octobre 2026, stablecoins compris. Ces valeurs bougent d’heure en heure et diffèrent d’un agrégateur à l’autre.

ActifCoursCapitalisationRang
Bitcoin (BTC)84 169 $1 690 Md$1
Ethereum (ETH)2 475 $302 Md$2
Tether (USDT)1 $182,7 Md$3
BNB748 $98,4 Md$4
XRP1,37 $86,2 Md$5
USD Coin (USDC)1 $72,5 Md$6
Solana (SOL)107,17 $63,2 Md$7
Hyperliquid (HYPE)80,68 $17,95 Md$11
Chainlink (LINK)12,55 $9,63 Md$16
Cardano (ADA)0,226 $8,49 Md$17
Avalanche (AVAX)9,69 $4,30 Md$28

La capitalisation (prix multiplié par l’offre en circulation) ne mesure pas l’argent mobilisable à un instant donné : écouler d’un bloc cette valeur ferait plonger le cours.

Bitcoin et Ethereum, les deux piliers du marché

Bitcoin aborde 2026 sans événement technique majeur. Son dernier halving remonte au 20 avril 2024 : la récompense des mineurs est passée de 6,25 à 3,125 BTC par bloc et le suivant interviendra vers 2028. Le principal moteur se situe ailleurs, du côté des ETF spot américains approuvés en janvier 2024, accessibles depuis un simple compte-titres. Une part d’ETF offre une exposition au cours sans donner la maîtrise de clés ni la possibilité de transférer des BTC sur la blockchain.

La mise à jour Fusaka d’Ethereum, activée le 3 décembre 2025, a introduit PeerDAS : les nœuds vérifient les données par échantillonnage des « blobs » au lieu de tout télécharger, ce qui accroît la capacité offerte aux réseaux de couche 2. La prochaine étape, Glamsterdam, se trouve en phase de test à l’automne 2026 sans date d’activation sur le réseau principal. Ethereum reste exposé à la concurrence des chaînes rapides et à la fragmentation de son écosystème de couches 2. Pour mesurer ce que Solana change face à lui, notre comparatif des deux blockchains détaille leurs forces respectives.

Solana, XRP et BNB : trois catalyseurs à suivre en 2026

Ces trois actifs du top 7 partagent un point commun : un événement daté qui infléchit leur trajectoire.

Solana passe à Alpenglow

Depuis le 21 octobre 2026, Alpenglow tourne sur le réseau principal de Solana. Ce nouveau mécanisme de consensus remplace l’ancien et vise une finalité des transactions plus rapide. Le client Firedancer, lui, se déploie par étapes chez les validateurs. Les risques tiennent aux incidents de réseau passés, aux exigences matérielles des validateurs et à leur concentration relative.

XRP tourne la page de la SEC

Le contentieux entre Ripple et la SEC s’est clos le 7 août 2025, avec le retrait des appels et le maintien d’une amende civile de 125 millions de dollars. La décision distinguait les ventes institutionnelles des échanges sur les marchés secondaires : elle ne blanchit donc pas toutes les opérations sur XRP. Des ETF spot XRP ont vu le jour aux États-Unis à partir de novembre 2025. L’usage de XRP comme actif de pont dans les paiements ne garantit en rien son prix.

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BNB, un jeton lié à un écosystème

BNB sert à régler les frais sur BNB Chain et à interagir avec les applications de l’écosystème Binance, avec des mécanismes de réduction de l’offre. Sa trajectoire reste indissociable de la santé de Binance, ce qui ajoute un risque d’entreprise et un risque réglementaire au risque de marché.

Les dates qui comptent pour suivre le marché en 2026

Janvier 2024Approbation des ETF spot Bitcoin aux États-Unis
20 avril 2024Halving : récompense des mineurs de 6,25 à 3,125 BTC par bloc (le suivant vers 2028)
30 juin 2024MiCA encadre les jetons de monnaie électronique en Europe
18 juillet 2025Signature du GENIUS Act aux États-Unis
7 août 2025Fin du contentieux entre Ripple et la SEC
Novembre 2025Premiers ETF spot XRP aux États-Unis
3 décembre 2025Mise à jour Fusaka d’Ethereum (PeerDAS)
1er janvier 2026La directive DAC8 s’applique
1er juillet 2026Fin de la période transitoire MiCA en France
21 octobre 2026Alpenglow sur le réseau principal de Solana
Automne 2026Glamsterdam (Ethereum) en test, sans date d’activation

Repères chronologiques tirés de cet article ; ils ne constituent pas un conseil en investissement.

Les stablecoins, la tuyauterie du marché

Avec 182,7 milliards de dollars de capitalisation, Tether dépasse BNB et XRP. USDC, émis par Circle, pèse 72,5 milliards. Ces jetons indexés sur le dollar servent de monnaie d’échange entre les plateformes et de réserve de liquidité dans la finance décentralisée. Leur équivalent en euros, EURC, reste modeste : environ 455 millions de dollars de capitalisation et un 94e rang sur CoinMarketCap.

Le cadre se durcit des deux côtés de l’Atlantique. En Europe, MiCA encadre les jetons de monnaie électronique depuis le 30 juin 2024 et impose aux émetteurs un agrément de l’ACPR. Aux États-Unis, le GENIUS Act signé le 18 juillet 2025 exige une couverture à 1 pour 1 par des réserves autorisées et une publication régulière de leur composition, avec une entrée en vigueur au plus tard le 18 janvier 2027. Un prix proche de 1 dollar ne supprime ni le risque de l’émetteur ni celui d’un décrochage de l’ancrage.

Jetons numériques indexés sur le dollar reliés par des flux lumineux entre plateformes

Plus loin dans le classement, quatre projets retiennent l’attention :

  • Hyperliquid (HYPE) : plateforme d’échange décentralisée de contrats perpétuels, adossée à sa propre blockchain et à HyperEVM. Le levier et les liquidations exposent ses utilisateurs à des pertes rapides.
  • Chainlink (LINK) : réseau d’oracles qui alimente les contrats intelligents en données extérieures, complété par le protocole d’interopérabilité CCIP. L’utilité du service ne se traduit pas d’office en demande pour le jeton.
  • Cardano (ADA) : blockchain à preuve d’enjeu dont l’activité reste faible, avec environ 62 millions de dollars verrouillés dans sa DeFi en octobre 2026 pour plus de 8 milliards de capitalisation.
  • Avalanche (AVAX) : réseau orienté DeFi, jeux et tokenisation, qui mise sur des chaînes spécialisées. Reste à transformer les projets annoncés en usage durable.

Comment juger une crypto avant de la suivre ?

Plusieurs indicateurs aident à distinguer un projet solide d’un simple engouement :

  • la tokenomics : offre en circulation, offre maximale, valorisation diluée et calendrier des déblocages de jetons ;
  • la liquidité : profondeur du carnet d’ordres et écart entre prix d’achat et de vente, au-delà du seul volume ;
  • la capture de valeur : la fonction du jeton (frais, staking, gouvernance, collatéral) et la demande que l’activité du réseau crée pour lui ;
  • l’activité on-chain : utilisateurs actifs, frais générés, valeur verrouillée, en écartant les opérations dopées par des incitations ou des bots ;
  • le développement et la sécurité : mises à jour déployées, audits, incidents, décentralisation des validateurs.

Autre piège : prendre une annonce ou un partenariat pour une adoption. Les promesses de rendement, les faux supports techniques et les sollicitations sur les réseaux sociaux forment autant de signaux d’alerte face aux arnaques.

MiCA, DAC8 et fiscalité : ce qui change pour les détenteurs français

La période transitoire de MiCA a pris fin le 1er juillet 2026 en France. Depuis, tout prestataire qui sert des clients français détient l’autorisation PSCA délivrée par l’AMF ou un passeport européen, faute de quoi il cesse son activité. L’ancien statut de PSAN ne suffit plus : vérifier le statut d’une plateforme avant d’y laisser des actifs relève du bon sens.

La directive DAC8 s’applique depuis le 1er janvier 2026. Les plateformes déclarent les transactions de leurs clients et les données de l’année 2026 parviendront au fisc en 2027. DAC8 ne crée aucune nouvelle taxe sur les cryptos et ne dispense pas le contribuable de ses propres déclarations.

Côté impôt, les plus-values réalisées par un particulier supportent en 2026 un prélèvement forfaitaire de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le seuil d’exonération de 305 euros porte sur le total annuel des prix de cession, pas sur le gain. Les échanges entre cryptos sans soulte restent en sursis d’imposition, à l’inverse d’une conversion en euros ou de l’achat d’un bien.

Quel que soit l’actif retenu, la règle de prudence ne varie pas : n’engager que des sommes dont la perte totale ne bouleverserait pas son budget.

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