Une voiture qui roule sur une route

Un trajet pour le patron et un pour l’ouvrier : une réalité différente entre le patron et l’ouvrier

Nous passons tous de nombreuses heures par semaine dans nos véhicules, dans les transports en commun ou à pied pour nous rendre au travail. Pourtant, selon la profession exercée et le rang hiérarchique, les distances et temps consacrés aux déplacements sont différents.

Les temps de trajet en fonction de la catégorie socioprofessionnelle

Il a été observé que le temps passé dans les transports varie en fonction du niveau hiérarchique d’une personne. Plus un individu est haut placé dans la structure de l’entreprise, moins ses déplacements sont longs et fréquents. Ainsi, les ouvriers ont tendance à subir des temps de trajet plus importants, ainsi qu’une distance supérieure à parcourir pour se rendre sur leur lieu de travail.

Le poids des inégalités territoriales

Si les écarts sont si conséquents entre les différentes catégories professionnelles, c’est notamment en raison des inégalités territoriales existantes. Les disparités économiques et sociales engendrent en effet des situations complexes où cohabitent les populations les plus aisées et les moins favorisées. Il n’est pas rare de constater que les ouvriers doivent résider loin de leur lieu de travail, tandis que les patrons et autres cadres habitent généralement à proximité immédiate de leur entreprise.

Des indemnités de transport plus avantageuses pour les patrons

La prise en charge des frais liés aux déplacements professionnels varie elle aussi selon la catégorie sociale. Tandis que certains ouvriers peuvent percevoir une indemnité kilométrique pour pallier les coûts engendrés par leur long trajet, d’autres travailleurs moins qualifiés se voient dans l’obligation d’assumer seuls ces dépenses. De leur côté, les patrons et cadres supérieurs disposent généralement d’un véhicule de fonction, ce qui limite grandement les frais occasionnés par leurs déplacements quotidiens.

Lorsque les indemnités liées au transport ne sont pas suffisantes, c’est sur les ménages que repose cette charge supplémentaire. Les ouvriers, souvent contraints pour des raisons économiques de s’éloigner des centres-villes, doivent ainsi financer eux-mêmes leur déplacement quotidien. Sur le long terme, cette situation peut générer un important stress financier pour les foyers modestes.

Au-delà des temps de trajet : les conséquences sur la qualité de vie

Les écarts en matière de temps et de distance entre le domicile et le lieu de travail affectent également la qualité de vie des individus concernés. Passer plusieurs heures chaque jour dans les transports n’est pas sans conséquence, tant sur le plan physique que mental.

Sur le plan physique

  • La fatigue : se lever tôt et rentrer tard engendre une fatigue sur le long terme, notamment lorsqu’il s’agit de trajets en voiture avec une concentration constante.
  • Le manque d’exercice physique : les temps de trajet consomment du temps libre que l’on aurait consacré à la pratique d’une activité sportive, par exemple.
  • Les problèmes de dos : rester assis pendant de longues périodes dans une posture inadéquate peut rapidement causer des maux de dos, courbatures ou contractures.

Sur le plan mental

  • Le stress : cumuler les heures de travail et les temps de transport peut générer un état de stress pour les ouvriers, qui peuvent être confrontés aux bouchons, retards ou encore incidents techniques.
  • La frustration : réaliser que certains collègues ont un trajet plus simple ou moins long peut créer de la frustration ou un sentiment d’injustice.
  • L’isolement : résider loin de son lieu de travail est souvent synonyme d’un éloignement des relations sociales, professionnelles comme amicales.

Des solutions pour réduire les inégalités de trajet

Afin d’améliorer le quotidien des ouvriers et des employés subissant des trajets importants, certaines initiatives sont mises en place. Parmi elles :

  • Le télétravail : il permet d’éviter les déplacements quotidiens en travaillant depuis son domicile.
  • Les horaires flexibles : adapter leur temps de travail pour éviter les heures de pointe ou faciliter les déplacements peut être un moyen simple et efficace.
  • Les dispositifs d’aide à la mobilité, tels que le covoiturage, l’auto-partage, la mise à disposition de vélos électriques ou encore les abonnements aux transports en commun subventionnés par l’entreprise : ces dispositifs peuvent alléger les coûts liés aux trajets.

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